EA pourrait vendre les licences de BioWare pour alléger sa dette

Après la fermeture annoncée de BioWare, son ancien producteur exécutif Mark Darrah estime qu’EA pourrait vendre certaines de ses licences, dont Mass Effect et Dragon Age.

Après avoir annoncé la fermeture de BioWare dans le cadre d’une restructuration qui doit supprimer environ 400 postes, EA pourrait se séparer de certaines licences du studio. Mark Darrah, ancien producteur exécutif de BioWare, estime que la vente de séries comme Mass Effect ou Dragon Age pourrait devenir une option pour l’éditeur, qui cherche à réduire une dette de 55 milliards de dollars. Rien n’indique toutefois qu’une cession soit déjà envisagée ou qu’une décision ait été prise.

Des licences sans équipe pour les développer

EA détient les droits de plusieurs franchises associées à BioWare, notamment Dragon Age, Mass Effect et Jade Empire. Or, d’après Mark Darrah, aucune équipe au sein de l’éditeur ne travaille actuellement sur un jeu tiré de ces licences. Leur avenir dépend donc en partie de la stratégie qu’EA adoptera après les suppressions de postes et la réorganisation de ses activités.

L’ancien responsable évoque deux issues possibles : conserver ces propriétés intellectuelles sans les exploiter, ou les vendre. « Il faudra encore attendre un peu pour savoir si EA souhaite céder certaines de ses licences dormantes », explique-t-il. Il estime que l’éditeur se concentre pour l’instant sur la maîtrise des coûts, avant de pouvoir chercher de nouvelles sources de revenus. La vente de licences pourrait alors devenir plus intéressante.

Cette possibilité reste une hypothèse, et non une annonce d’EA. Une franchise laissée de côté peut être conservée dans les catalogues de l’entreprise sans qu’un nouveau jeu soit prévu. À l’inverse, un changement de stratégie pourrait ouvrir la voie à une cession ou à un partenariat avec un studio extérieur. Mark Darrah souligne ainsi que l’absence d’équipe interne ne signifie pas nécessairement qu’aucun jeu ne pourra être produit à l’avenir.

Une autre voie : confier les jeux à des studios externes

L’éditeur pourrait aussi choisir de faire appel à d’autres équipes plutôt que de vendre les licences. La série Silent Hill, détenue par Konami, a ainsi été relancée avec la participation de développeurs comme Bloober Team, Screen Burn et NeoBards Entertainment. Plusieurs jeux de la franchise ont été salués par la critique, selon les éléments rapportés dans l’article.

Lucasfilm Games envisage également une approche plus souple dans le choix de ses partenaires, après le succès de Star Wars Zero Company, développé par Bit Reactor, et de Star Wars: Galactic Racer, associé à Fuse Games. L’entreprise a indiqué vouloir varier ses collaborations et préparer des surprises. Ces exemples montrent des modèles possibles pour exploiter des licences sans confier tous les projets à une seule équipe interne, mais ils ne préjugent pas de la décision d’EA concernant BioWare.

Le contexte de la restructuration d’EA

Les changements annoncés ne concernent pas uniquement BioWare. EA a également mis en pause le développement du nouveau jeu Les Sims et réduit les effectifs de l’équipe chargée du prochain Skate. L’éditeur travaille par ailleurs sur un jeu de football en monde ouvert conçu autour des interactions sociales.

La dernière sortie de BioWare, Dragon Age: The Veilguard, n’a pas atteint les attentes commerciales d’EA. David Gaider, ancien scénariste principal de Dragon Age, avait estimé plus tôt dans l’année que l’avenir de la franchise était compromis après ces résultats. Les licenciements chez BioWare avaient déjà réduit l’équipe à un noyau chargé du prochain Mass Effect. La fermeture annoncée du studio soulève désormais la question de savoir si EA conservera ses licences sans les exploiter, cherchera des partenaires pour les faire vivre ou choisira de les céder.

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