Black Ops : un développeur dénonce le partage des revenus des portages
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Les portages de Call of Duty: Black Ops et Black Ops 2 rencontrent un grand succès sur PlayStation. Gavin Goslin, développeur chez Treyarch à l’époque, regrette que leurs créateurs n’en profitent pas financièrement.

Les portages de Call of Duty: Black Ops et Call of Duty: Black Ops 2 ont rencontré un succès bien supérieur aux attentes sur PlayStation, mais Gavin Goslin estime que les développeurs d’origine n’en reçoivent aucune part. Cet ancien membre de Treyarch, qui a travaillé sur les deux jeux, décrit une réussite à la fois réjouissante et amère : les titres continuent de se vendre, tandis que les bénéfices reviennent aux dirigeants d’Activision plutôt qu’aux équipes qui les ont créés.
Un succès qui relance la question des revenus
Les deux jeux, sortis respectivement en 2010 et 2012, auraient dépassé ensemble les 11 millions d’exemplaires vendus sur PS4 et PS5. Leur retour ne s’accompagne pourtant ni d’un remake ni d’un remaster : il s’agit de portages sans nouvelles fonctionnalités ni mises à jour importantes. Les joueurs retrouvent donc les jeux dans leur état d’origine.
Goslin a réagi à ces ventes sur LinkedIn. Il explique avoir consacré une grande partie de sa vie au développement des deux épisodes, en travaillant de longues heures pendant des périodes de crunch avec une équipe qu’il décrit comme talentueuse. Voir ces jeux encore en tête des classements en 2026 lui fait plaisir, mais il déplore que leurs créateurs ne profitent pas de leur longévité.
« Si les dirigeants touchent d’importantes primes grâce à la durée de vie de ces classiques, cette richesse devrait être partagée rétroactivement », estime-t-il. Il défend l’idée que les revenus générés au fil du temps devraient aussi récompenser les développeurs qui ont participé à la création des jeux.
Des portages très attendus sur PlayStation
Le succès s’explique notamment par une demande accumulée au fil des années. Avant la sortie des portages, les joueurs souhaitant retrouver ces épisodes sur PlayStation devaient passer par une ancienne PS3 : les jeux n’étaient pas disponibles par rétrocompatibilité sur PS4 ou PS5.
Le choix de conserver les versions originales répondait ainsi à l’attente d’un public qui voulait rejouer aux jeux tels qu’ils étaient, plutôt que découvrir une refonte. Activision s’attendait à de bonnes ventes, mais pas à un résultat de cette ampleur. Tyler Bahl, responsable marketing de l’éditeur, a résumé la surprise de l’entreprise : « Nous pensions qu’ils marcheraient bien, mais pas à ce point. »
Ces rééditions montrent aussi qu’un retour sans ajout majeur peut susciter un intérêt considérable lorsque l’accès aux jeux était jusque-là limité sur les consoles récentes. Pour Activision, l’enjeu est désormais de comprendre ce qui a porté ces ventes et de tirer des enseignements pour ses prochains épisodes.
Activision veut appliquer ces leçons à la suite
Bahl indique que la demande accumulée a contribué au succès des portages. L’éditeur cherche à s’appuyer sur cette expérience pour Modern Warfare 4 et pour les futurs jeux Call of Duty. La franchise prévoit donc de poursuivre son développement tout en tenant compte de l’intérêt manifesté pour ces versions fidèles aux originaux.
Modern Warfare 4 doit sortir le 23 octobre. Activision a également évoqué l’arrivée ultérieure d’une nouvelle sous-franchise, sans que davantage de détails soient précisés ici.